Kan Chan Kin : L’art de la récup’

Kan Chan Kin fabrique des instruments de musique à partir d'objets récupérés ou des déchets

Kan Chan Kin nourrit depuis son plus jeune âge un amour pour la musique. Guidé par cette passion, cela fait trois ans qu’il fabrique des instruments de musique. Certains d’eux ont une particularité : ils sont faits à partir d’objets récupérés. Il a commencé par confectionner un didgeridoo avec un tuyau en PVC (N.D.L.R. : instrument de musique à vent joué à l’origine par les Aborigènes du Nord de l’Australie). Il a enchaîné, par la suite, avec des flûtes, tambours et autres instruments du monde.

Kan Chan Kin anime régulièrement des ateliers de fabrication d’instruments de musique devant un public d’adultes et des enfants

« J’ai vu alors que les gens avaient plus d’engouement pour ces instruments fabriqués avec des déchets que pour les instruments conventionnels », explique Kan. En février 2017, il fonde, avec ses amis, l’ONG Enn Losean Vivab. Cette ONG vise à sensibiliser sur la question de la pollution marine et fait ainsi de ces instruments un outil de conscientisation. L’année dernière, l’ONG a organisé un concert à l’Institut français de Maurice avec les instruments issus de la récup’.

Kan anime régulièrement des ateliers de fabrication devant un public d’adultes et d’enfants. « Quand on fabrique des instruments de musique, on est sensible à notre environnement. On doit trouver nos matériaux tels que du bambou ou du bois. Il faut savoir où en trouver. Quand je marche dans la rue ou voyage en voiture, je m’arrête parfois pour ramasser ce que d’autres ont jeté. Les ordures n’ont pas leur place dans la nature », conclut-il.